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Déluge d'Al-Aqsa : Black shabbat ou la Naksa israélienne [INTÉGRAL] – L'Opinion

– On voit clairement que ce qui se passe actuellement était préparé depuis longtemps. Hamas a montré sa capacité à se renouveler et à prendre les Israéliens de court dans une date aussi symbolique. Il est clair aussi que l’Iran est derrière l’opération du Hamas puisqu’il s’agit du seul pays pourvoyeur du soutien logistique et militaire.
 
Ce qui est nouveau c’est que cette attaque a eu lieu subitement à l’insu des services de renseignements israéliens qui ont échoué à l’anticiper. Je rappelle que le renseignement est l’un des points forts d’Israël du moment qu’il a toujours réussi à infiltrer le Hamas. La vraie surprise est la réussite de l’attaque simultanée sur les bases militaires et des incursions au sein des zones contrôlées par Israël. Cela remet en cause toute la culture stratégique d’Israël et notamment la coordination entre les services de renseignement, l’Armée et le gouvernement qui, je rappelle, traverse une crise politique profonde. Il s’agit également d’une humiliation pour Israël, réputé infranchissable, qui a vu plusieurs personnes prises en otage, dont des militaires.
 
Aujourd’hui, nous assistons à une forme de rupture sur le plan stratégique, sachant qu’il n’y a plus eu de guerre au vrai sens du terme entre une armée régulière arabe et Israël depuis celle du Kippour en 1973.
 

Pensez-vous que la reprise de la guerre pourrait avoir des conséquences sur l’avenir des accords d’Abraham ?

 
– C’est évident étant donné que la guerre actuelle change la donne sur le plan régional, surtout pour l’Arabie Saoudite qui s’apprête à normaliser ses relations avec Israël. Je dirai que l’Iran joue un rôle pervers en faisant croire aux pays arabes, et notamment aux Saoudiens, qu’il veut apaiser la tension tout en se servant, en même temps, du Hamas pour contrecarrer la volonté de normalisation de l’Arabie Saoudite. Je pense aussi qu’il s’agit d’une situation difficile pour les pays arabes qui ont une position modérée, sachant que toute position autre que le soutien direct à Israël sera difficilement acceptable pour les Occidentaux qui se disent : si vous ne soutenez pas Israël, cela veut dire que vous êtes pour les acteurs non-étatiques pro-iraniens.
 
– Comment évaluez-vous la réaction du Maroc ?
 

La réaction marocaine se comprend. Historiquement, le Maroc a toujours soutenu la cause palestinienne tout en cherchant la désescalade et les moyens de parvenir à la paix. La volonté de réunir la Ligue arabe est une façon d’obtenir une réaction arabe commune afin de ne pas apparaître aligné sur l’Iran ou sur Israël et de proposer ainsi une voix alternative qui soit modérée, loin des positions radicales. Il est clair que le Maroc veut remettre sur la table l’initiative d’Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud de 2002 qui plaide pour un Etat palestinien avec Al-Qods comme capitale. C’est une voie modérée contraire aux positions radicales du Hamas et de l’Iran qui continuent de plaider pour les frontières de 1948, ce qui est difficilement imaginable aujourd’hui.

 

Propos recueillis par A. M.
 

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