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Une charte internationale a été activée afin que les satellites des agences spatiales mondiales identifient et cartographient les zones dévastées par le séisme dans la région de Marrakech.
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Séisme au Maroc : l’imagerie satellite mobilisée pour aider les secouristes
La Charte internationale « Espace et catastrophes majeures » fédère aujourd’hui 17 agences spatiales nationales et internationales. Elle peut mettre en œuvre, à n’importe quel moment, plusieurs dizaines de satellites.
DIMAZEL – STOCK.ADOBE.COM
Dans leur travail, les secouristes pourront compter sur l’aide des satellites. Samedi 9 septembre, la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures » a été activée à la demande de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à la suite du séisme qui a dévasté la veille la région de Marrakech, et causé la mort de plus de 2 000 personnes. Par la mise en œuvre de ce dispositif, les agences spatiales du monde entier sont appelées à employer leurs satellites à identifier et à cartographier les zones sinistrées afin de permettre aux secouristes d’organiser au mieux leurs efforts.
« Depuis l’espace, on peut obtenir des informations inaccessibles depuis le sol alors qu’elles sont cruciales pour guider les secours et l’aide humanitaire qui convoie eau et vivres, en particulier en cas de catastrophes, expliquait Emilie Bronner, représentante du Centre national d’études spatiales (Cnes) au secrétariat exécutif de la charte dans un article paru sur le site The Conversation, après l’activation de ce dispositif lors du séisme qui a ravagé la Turquie et la Syrie en février 2023. Il s’agit de cartographier l’état des routes, des ponts, des bâtiments, et aussi de repérer les populations qui tentent d’échapper aux effets de potentielles répliques en se regroupant dans des stades ou d’autres espaces ouverts. »
Entrée en vigueur en 2000 à l’initiative de l’Agence spatiale européenne et du Cnes, rapidement rejoints par l’Agence spatiale canadienne, la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures » fédère aujourd’hui 17 agences spatiales nationales et internationales. Elle peut mettre en œuvre gratuitement, à n’importe quel moment, plusieurs dizaines de satellites.
« Dès la survenue d’une catastrophe, les satellites sont programmés pour acquérir dans un délai très court des images au-dessus des zones impactées », ajoute Emilie Bronner. Si besoin, en modifiant les plans de vol des satellites optiques et radars, afin qu’ils passent au-dessus des zones à cartographier.
Les satellites radars permettent de compléter les images produites par les satellites optiques « car ils fonctionnent aussi la nuit et à travers les nuages. Ils peuvent imager les glissements de terrain et les changements d’altitude, même très faibles », détaille la représentante du Cnes.
La charte a été activée à 838 reprises depuis sa création. Près de trois activations de la charte sur quatre sont liées à des phénomènes hydrométéorologiques – cyclones, ouragans, typhons ou inondations, ces dernières représentant à elles seules 50 % des activations. Ainsi, deux jours avant le séisme au Maroc, elle avait déjà été mise en œuvre après qu’un cyclone dans le sud du Brésil a causé des inondations et des glissements de terrain dans lesquels une trentaine de personnes ont perdu la vie. Le dispositif a également été activé à quatre reprises au mois d’août : en Géorgie et au Vietnam après des glissements de terrain, et en Russie et en Corée du Sud après le passage du typhon Khanun.
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