Maroc: saisies de plus de 5 tonnes de cannabis et 60 kilos de … – Arabnews fr
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RABAT: La police marocaine a saisi samedi 5,4 tonnes de résine de cannabis dans le port de Tanger Med, à bord d’un camion à destination de l’Espagne, selon la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).
Des agents de la Sûreté nationale et des Douanes ont “mis en échec une tentative de trafic international de 5 tonnes et 438 kilos de +chira+ (ndlr: résine de cannabis) qui se trouvaient à bord d’un camion de transport international de marchandises”, précise la DGSN dans un communiqué.
Selon les premiers éléments de l’enquête de la police judiciaire du port de Tanger Med, le chauffeur du camion a tenté d’utiliser des documents d’export falsifiés alors qu’il s’apprêtait à se rendre en Espagne.
Le chauffeur, un Marocain âgé de 45 ans, a été interpellé et placé en garde à vue.
Le royaume chérifien est le premier producteur mondial de résine de cannabis, selon l’ONU.
Par ailleurs, lors d’une autre opération de la police et des douanes, près de 60 kilos de cocaïne ont été découverts jeudi à l’intérieur d’un conteneur frigorifique, également dans le port de Tanger Med, selon la police locale.
La cargaison de cocaïne étaient emballée dans des entrailles de thon en provenance de l’Équateur et à destination de l’Espagne.
Depuis plusieurs années, la police marocaine multiplie les saisies importantes de cocaïne, les cartels sud-américains se servant du pays maghrébin comme d’une plaque tournante vers l’Europe.
Une enquête judiciaire a été ouverte sous la supervision du parquet de Tanger en coordination avec Interpol.
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NEW YORK: L’ONU a commémoré officiellement la Nakba palestinienne, pour la première fois lundi dernier. À cette occasion, le président Mahmoud Abbas a rappelé aux représentants des États membres que son peuple avait le droit de vivre dans la liberté et la dignité au sein de sa propre nation indépendante.
Il a également demandé l’obtention de la Palestine du statut de membre à part entière de l’ONU, alors qu’elle bénéficie actuellement du statut d’État observateur non membre accordé en novembre 2012.
M. Abbas a également exhorté l’organisation à suspendre l’adhésion d’Israël à l’ONU si ce pays continue d’ignorer ses résolutions condamnant l’occupation des territoires palestiniens et la construction de colonies israéliennes sur les terres palestiniennes, qui sont considérées comme illégales au regard du droit international.
Le président s’est exprimé lors d’une réunion du comité spécial pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien organisée pour la commémoration du 75e anniversaire de la Nakba, terme utilisé par les Palestiniens pour décrire le déplacement massif de leurs terres lors de la création de l’État d’Israël en 1948.
Entre 1947 et 1949, environ 750 000 Palestiniens, sur une population de 1,9 million d’habitants, ont été chassés de leurs villes et villages, pris par les immigrants juifs. La plupart des Palestiniens déplacés ont fui vers les pays voisins, où ils se sont installés en tant que réfugiés.
Les Nations unies ont adopté cette année une résolution commémorant officiellement la Nakba pour la première fois, bien que 30 nations aient voté contre. S’adressant aux représentants des nombreux États membres de l’ONU présents à la réunion de lundi, M. Abbas a exigé qu’Israël et les principaux États qui le soutiennent, à savoir le Royaume-Uni et les États-Unis, reconnaissent leur responsabilité dans la Nakba, présentent leurs excuses au peuple palestinien et lui versent des indemnités.
Il a déclaré que le peuple palestinien avait accepté le droit d’Israël à exister sur les 78% de terres historiquement palestiniennes qui constituent l’État d’Israël, et qu’il ne demandait plus qu’à être autorisé à établir son propre État sur les territoires occupés de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Israël a occupé ces territoires et d’autres territoires arabes pendant la guerre israélo-arabe de 1967.
M. Abbas a rappelé qu’il ne s’opposait pas au peuple juif ou au judaïsme, mais plutôt à «ceux qui occupent mes terres, quelles que soient leurs croyances». Selon lui, c’est «le gouvernement israélien qui est responsable de la Nakba et du meurtre, du déplacement et de la destruction» des Palestiniens.
Il a appelé la communauté internationale à tenir les autorités israéliennes pour responsables de leurs actions dans les territoires palestiniens occupés et des violations du droit international.
«La communauté internationale ne doit pas accepter ou rester les bras croisés face aux revendications fallacieuses d’Israël», a indiqué M. Abbas, et «Israël ne doit pas rester un État au-dessus des lois».
Il a ajouté que les Palestiniens allaient saisir la Cour pénale internationale pour dénoncer les violations du droit international et les crimes de guerre commis par Israël à l’encontre du peuple palestinien dans les territoires occupés.
Le président de l’Autorité palestinienne a par ailleurs exhorté les Nations unies à accorder à la Palestine le statut de membre à part entière, car elle remplit les conditions requises. Il a reproché à l’organisation de ne pas avoir déjà pris une telle décision.
Le diplomate sénégalais Cheikh Niang, président du comité spécial, a ouvert la réunion en réitérant son soutien ferme aux droits du peuple palestinien et en appelant à la fin de l’occupation israélienne des terres palestiniennes.
Il a décrit la Nakba comme «l’épicentre» de la souffrance palestinienne et a condamné les récentes attaques israéliennes contre Gaza, au cours desquelles des dizaines de Palestiniens ont été tués ou blessés.
«La mort de civils, Palestiniens ou Israéliens, est inacceptable et nous demandons instamment à toutes les parties concernées de mettre fin aux hostilités», a-t-il déclaré.
«La Nakba, ainsi que la souffrance de générations de Palestiniens, est un événement rarement raconté dans les livres d’histoire car trop souvent oublié.»
Des représentants de l’Union africaine, du Conseil de coopération du Golfe, de la Ligue arabe, de l’Organisation de la coopération islamique et de plusieurs groupes de la société civile ont exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien et son droit à un État indépendant.
Ils ont également reconnu que la Nakba se poursuit à ce jour car les Palestiniens sont toujours sous occupation israélienne et continuent de souffrir dans des conditions similaires à celles qu’ils ont subies pour la première fois il y a 75 ans.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
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DUBAÏ: Une nouvelle étude menée par YouTube et Censuswide révèle que les jeux vidéo permettent à la génération Z du Royaume d’acquérir des compétences en matière de résolution de problèmes, de communication et de raisonnement stratégique.
Selon YouTube, le nombre total de visualisations de contenus liés aux jeux vidéo a dépassé les 2 billions en 2022. Ce chiffre représente plus de 500 millions de spectateurs actifs connectés par jour et plus de 120 milliards d’heures de visionnage sur la plateforme à partir de décembre 2022.
«Nous sommes fiers de la communauté que les gamers ont créée sur YouTube et de la manière dont les créateurs de jeux vidéo s’expriment sous différents formats. Ils permettent ainsi à la génération Z de développer des compétences qui, selon l’étude de Censuswide, sont importantes pour décrocher un premier emploi», a déclaré Abdulrahman Al Hazmi, responsable des partenariats stratégiques chez YouTube, à Arab News.
L’enquête s’inscrit dans le cadre de la volonté de l’Arabie saoudite de devenir un pôle mondial du jeu vidéo. Selon les analyses de Niko Partners, le pays compte environ 21 millions de gamers, soit 58% de la population, rapporte Bloomberg.
Le Royaume a annoncé l’année dernière que Savvy Games Group, détenu par le Fonds d’investissement public saoudien, investirait 142 milliards de riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,25 euro) dans des initiatives visant à faire du pays une plaque tournante mondiale pour les jeux vidéo.
«Savvy Games Group fait partie de notre stratégie ambitieuse visant à faire de l’Arabie saoudite le pôle mondial ultime pour le secteur des jeux vidéos et des e-sports (sports électroniques) d’ici 2030», affirme le prince héritier Mohammed ben Salmane dans un communiqué.
Les experts ont constaté que les jeux vidéo constituaient un moyen d’apprentissage efficace. L’ouvrage Graduate Skills and Game-Based Learning de Matthew Barr, maître de conférences et directeur de programme à l’université de Glasgow, examine l’apprentissage par le jeu comme moyen de développer les compétences des étudiants, tout en réfutant les mythes sur les effets négatifs des jeux vidéo.
L’étude de YouTube révèle que 87% des recruteurs sont plus susceptibles d’embaucher un gamer. En revanche, moins de la moitié des jeunes interrogés (38%) déclarent mentionner leur passe-temps sur leur CV.
Par ailleurs, 63% des jeunes Saoudiens reconnaissent que les jeux leur ont donné la confiance nécessaire pour faire face aux problèmes dans leur vie professionnelle, tandis que 70% d’entre eux affirment qu’ils communiquent avec plus d’assurance grâce à leurs échanges avec d’autres joueurs sur diverses plates-formes.
«D’une certaine manière, il n’est pas surprenant que les joueurs aient fait ce lien entre les jeux vidéo et leur future carrière», a affirmé M. Barr.
«Mes propres travaux dans ce domaine ont montré que les jeux vidéo peuvent contribuer à développer d’importantes compétences utiles à l’emploi, telles que la communication, l’ingéniosité et la capacité d’adaptation.»
Pour 38% des recruteurs, la communication est une compétence précieuse pour le recrutement d’un débutant, tout comme la résolution de problèmes (43%) et la capacité à rester calme sous pression (38%).
«YouTube m’a aidé à prendre confiance en moi et à acquérir de nouvelles compétences, tout en me permettant de construire et de m’engager auprès d’une communauté régionale et mondiale de passionnés de jeux vidéo», a déclaré à Arab News oCMz, un créateur de jeux qui compte plus de 6,4 millions d’abonnés sur YouTube.
OCMz, tout comme BanderitaX, oPiilz Saleh, ShongxBong et Meshael MR, fait partie des principaux créateurs de jeux vidéo en Arabie saoudite, avec plus de 33,5 millions d’abonnés combinés et plus de 9,5 milliards de vues publiques sur YouTube.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
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RAMALLAH: Les Palestiniens ont marqué lundi le 75e anniversaire de la “Nakba”, ou “Catastrophe”, qu’ils associent à la création de l’État d’Israël en 1948, à la suite de laquelle 760 000 d’entre eux ont été contraints à l’exode pendant la première guerre israélo-arabe.
A Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne, plusieurs milliers de manifestants venus de toute la Cisjordanie occupée se sont rassemblés en arborant des drapeaux palestiniens ou des banderoles noires portant l’inscription “retour” en arabe et en anglais, et l’image d’une vieille clé.
Israël a été créé le 14 mai 1948 en application d’une résolution de l’ONU prévoyant le partage de la Palestine, alors sous mandat britannique.
Le lendemain, les armées de cinq Etats arabes envahissaient le jeune Etat dans le but de le faire disparaître. Israël est sorti vainqueur de cette guerre au cours de laquelle, selon l’ONU, quelque 760 000 Palestiniens ont été contraints de quitter leur foyer.
Ceux qui sont encore en vie et leurs descendants réclament depuis lors un “droit au retour” qu’Israël refuse catégoriquement, faisant valoir qu’autoriser même une fraction d’entre eux à revenir équivaudrait à signer sa fin en tant qu’Etat juif.
L’ONU recense aujourd’hui 5,9 millions de réfugiés palestiniens répartis entre les Territoires palestiniens (la Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, et la bande de Gaza), la Jordanie, le Liban et la Syrie.
Israël a célébré son 75e anniversaire le 26 avril, selon le calendrier juif.
«Le plus tôt possible»
Les commémorations interviennent dans un climat de fortes tensions, le conflit israélo-palestinien ayant fait plus de 170 morts depuis le début de l’année, dont 35 la semaine dernière lors d’une nouvelle guerre entre Israël et des groupes palestiniens dans la bande de Gaza.
Pour la première fois, grâce à une résolution votée en novembre, les Nations unies ont marqué l’anniversaire de la “Nakba” à leur siège à New York, lundi.
Faisant référence aux centaines de résolutions votées par l’ONU sur le conflit israélo-palestinien, et notamment la résolution 194 de l’Assemblée générale ayant décidé en décembre 1948 “qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés [palestiniens] qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins”, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a exigé “officiellement […] que l’on s’assure qu’Israël respecte ces résolutions ou que l’adhésion d’Israël à l’ONU soit suspendue”.
A Ramallah, beaucoup de participants au festival organisé pour commémorer la “Nakba” portent des gilets noirs avec l’inscription “la Nakba est à l’origine de l’histoire et le retour est un droit”.
Des grands-parents sont au rendez-vous avec leurs enfants et petits-enfants pour dire leur attachement à leur terre et au “droit au retour”.
Vêtu du costume traditionnel palestinien, Khairy Hanoun, 64 ans, est venu de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie. Il porte une très vieille valise, symbole d’exil, et une ancienne clé, rappelant celles des maisons de 1948.
«Pour les jeunes»
“Nous sommes venus dire à l’occupation [Israël, NDLR] que c’est ainsi qu’ils ont chassé nos pères et grands-pères, avec leurs vêtements seulement”, dit-il.
Le festival a réuni aussi des descendants de Palestiniens restés à l’intérieur des frontières israéliennes à l’issue de la guerre de 1948-49, et que l’on appelle en Israël des “Arabes israéliens”.
“L’une des plus grandes erreurs commises par le mouvement sioniste est qu’entre 150 et 160 000 Palestiniens sont restés [en Israël] après la Nakba”, a déclaré Mohammed Baraka, représentant de cette communauté qui a pris la parole durant les commémorations.
“Aujourd’hui, nous sommes près de deux millions, et nous ne sommes pas un chiffre, mais des témoins de l’identité de la patrie qu’Israël a tenté d’assassiner”, a-t-il ajouté.
Selon les derniers chiffres du Bureau central des statistiques israéliens (CBS), publiés à l’occasion du 75e anniversaire du pays, Israël compte aujourd’hui plus de 2 millions d’Arabes, soit 21% de la population. Ces chiffres incluent la population de Jérusalem-Est, secteur dont l’annexion par Israël n’est pas reconnue par l’ONU.
Descendante de réfugiés, Nohad Wahdane explique que “ces commémorations sont organisées chaque année pour que les jeunes apprennent leur histoire et ne l’oublient pas”.
Abla al-Kouk, directrice d’école, voit elle dans ces commémorations une occasion de “souligner le droit au retour, qui n’est pas soumis à prescription, pour tous ceux qui ont été chassés de leurs terres et de leurs maisons.”