La résidence médicale franco-saoudienne: Un exemple de … – Arabnews fr
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RIYAD: L’ambassade de France en Arabie saoudite a célébré le prochain départ vers la France d’un groupe de jeunes médecins saoudiens afin de poursuivre leurs spécialités en médecine dans le cadre d’un programme de résidence franco-saoudien (French-Saudi Medical Residence).
Au cours de la cérémonie, l’ambassadeur français, Ludovic Pouille, a prononcé un discours: «Chaque année, cette coopération universitaire franco-saoudienne permet à 70 jeunes médecins saoudiens de réaliser une résidence complète en France afin de poursuivre leur spécialité médicale ou chirurgicale dans les mêmes conditions que leurs collègues français.»
M. Pouille ajoute: «Cette résidence franco-saoudienne illustre bien sûr l’importance du partenariat franco-saoudien dans le développement des ressources humaines et des compétences dans le secteur de la santé. Nous pouvons également citer le French Nursing Tour, dirigé par Amélia Lakrafi, députée française, présidente du Groupe d’amitié franco-saoudien au Parlement.»
Le programme de résidence franco-saoudien consiste à sélectionner 70 candidats parmi une centaine de postulants. Pour participer, il suffit de s’inscrire gratuitement sur une application en ligne. Les demandes seront soigneusement examinées, et les candidats retenus recevront une réponse officielle confirmant leur candidature pour la poursuite de leur spécialité.
L’ambassadeur annonce: «À ce jour, ce programme a permis à plus de 600 médecins saoudiens d’être formés dans toutes les spécialités médicales et chirurgicales. Plus de 300 d’entre eux étudient actuellement en France dans les différents hôpitaux universitaires français répartis à travers les grandes villes de France.»
Iman Maskrawi, Wajd Abdelatif, Osamah Ararfah et Hussam Anbar, médecins saoudiens qui ont poursuivi leur spécialité en France, sont venus encourager leurs confrères et évoquer leur séjour dans le pays. Ils conviennent tous que leur séjour a transformé leur vie et leur a appris énormément de choses.
Lors de leur intervention, ces médecins ont confirmé que la langue est le meilleur atout pour faciliter l’intégration dans la société française et dans leur environnement professionnel.
Le Dr Wajd Althakfi occupe le poste de professeure assistante à l’université du roi Saoud. Elle raconte à Arab News en français: «Je suis pathologiste, cela fait trois ans que je suis revenue en Arabie saoudite. J’ai suivi ma spécialité en France. Je suis resté six ans et j’ai effectué une formation très avancée au Canada au cours de laquelle j’ai étudié la pathologie du poumon.»
Elle ajoute: «J’ai été heureuse de suivre mes études en France, car le cursus du résidanat est très performant. Cela a constitué une étape décisive dans ma vie. J’ai vécu une expérience enrichissante sur le plan humain et professionnel.»
«Je conseille aux nouveaux candidats de partir avec un esprit ouvert, d’accepter la diversité, d’apprendre la langue française. Il m’a fallu presque deux ans pour parler couramment le français. Il faut se faire des amis, ne pas s’isoler. Sur le plan professionnel, il faut être respectueux des règles comme la ponctualité, aimer son travail et s’y investir.»
De son côté, le Dr Hadi Mohammed, originaire de la province de l’Est, déclare à Arab News en français: «Je fais partie des candidats sélectionnés pour cette année. Je serai en France vers la fin du mois d’octobre. Je me spécialise en néphrologie. La première année, je vais me concentrer sur l’apprentissage de la langue française et découvrir une autre culture.»
Et pour conclure, il confie: «Je suis heureux de cette opportunité, car le prince héritier, Mohammed ben Salmane, offre cette possibilité à la nouvelle génération saoudienne de poursuivre des études dans les meilleures universités du monde.»
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RIYAD : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a récemment organisé une réunion virtuelle sur le thème de l’art numérique et des médias modernes dans les arts visuels.
L’événement visait à explorer les méthodologies artistiques de pointe et les perspectives uniques des artistes et des conservateurs dans le domaine de l’art numérique et médiatique moderne.
Plusieurs spécialistes, personnes intéressées par le domaine et dirigeants du secteur ont participé à la réunion, a rapporté dimanche l’agence de presse saoudienne.
La réunion a permis d’aborder les expériences d’artistes visuels désireux d’utiliser l’art numérique et les médias modernes comme techniques de création, ainsi que celles de conservateurs et de chercheurs dans ce domaine.
Les participants se sont également intéressés aux sources d’inspiration des artistes et ont exploré les nouvelles techniques adoptées par les artistes visuels, en soulignant les tendances contemporaines les plus significatives, tant à l’échelle locale qu’à l’échelle mondiale. Il s’agit notamment de l’intelligence artificielle, de la réalité augmentée et virtuelle, et des jetons non fongibles.
La réunion a traité des moyens de présenter et d’évaluer techniquement les œuvres d’art numériques et les médias modernes, tout en fournissant des exemples d’opportunités et d’initiatives dans le domaine des arts visuels.
Les questions liées aux droits de propriété intellectuelle, notamment en ce qui concerne l’intelligence artificielle, ont également été discutées.
Cette réunion fait partie d’une série d’événements organisés par la Commission des arts visuels pour dialoguer avec les parties prenantes du secteur dans le Royaume. Son objectif est d’améliorer la communication, de recueillir des informations et de relever les défis auxquels sont confrontés les participants, en veillant à ce que leurs besoins, leurs idées et leurs propositions soient entendus.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
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MARRAKECH: Beaucoup de conversations au sujet de l’Afrique mais au total peu d’avancées concrètes, tel pourrait être le bilan des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), qui se tiennent depuis lundi à Marrakech (Maroc).
Des réunions hautement symboliques puisqu’elles étaient les premières à être organisées sur le continent depuis 50 ans, autant dire qu’il était nécessaire pour les organisateurs de rappeler que l’Afrique était bien au centre des préoccupations.
Dès ses premières prises de parole, la directrice générale du Fonds, Kristalina Georgieva, a répété l’importance qu’elle donnait à l’Afrique dans le développement de l’économie mondiale à l’avenir: “un XXIe siècle prospère nécessite une Afrique prospère”, a-t-elle martelé.
“Si nous ne réussissons pas à construire des ponts entre le capital, concentré principalement dans le Nord, et les jeunes gens qui sont concentrées principalement dans le Sud-est et tout particulièrement en Afrique, nous n’y arriverons pas”, a déclaré Mme Georgieva.
Dès lors, il importait aux institutions internationales d’apporter des garanties au continent, de lui montrer qu’elles sont à l’écoute et n’oublient pas leurs préoccupations.
L’une de celles exprimées en amont des réunions étaient de voir le financement climatique prendre le dessus sur la lutte contre la pauvreté, question qui reste essentielle sur un continent qui concentre encore une part prépondérante de la population la plus pauvre dans le monde et est régulièrement confronté aux crises humanitaires.
Une situation qui a poussé durant la semaine les pays en développement, regroupés au sein du G24 à demander “annulation de la dette des pays les plus vulnérables et les plus pauvres dont la majeure partie de la dette est due aux banques multilatérales de développement et au FMI”, par la voix de son président, le ministère de l’Economie ivoirien Adama Coulibaly.
A défaut de répondre à leur demande, les institutions veulent montrer qu’elles tiennent compte des pays africains.
Continent sous tension économique
Le FMI devrait s’entendre pour créer un 25e siège à son conseil d’administration, et en faire le 3e pour l’Afrique sub-saharienne, une mesure qui deviendra effective dans un an, rejoignant la BM qui en a fait de même dès 2014.
Mais les actions concrètes manquent encore, et en particulier sur la question de l’endettement, alors que plus d’une vingtaine de pays sont confrontés ou tout près de basculer dans une crise de la dette.
Dans certains pays de la région, le service de la dette représente plus de 40% du budget de l’Etat, un niveau intenable alors que les défis les plus élémentaires, comme assurer un accès à l’eau potable et l’énergie, nécessitent d’importants investissements.
Or les négociations de restructuration sont souvent compliquées, du fait d’intérêts divergents entre créanciers, en particulier la Chine et les membres du Club de Paris, qui regroupe surtout les pays occidentaux.
“Si vous combinez ce que l’on dépense en salaires pour nos agents publics et le service de cette dette, cela représente plus de 90% des taxes collectées”, expliquait ainsi jeudi le ministre des Finances zambien, Situmbeko Musokotwane, alors que son pays tente de finaliser un protocole d’accord avec ses créanciers bilatéraux pour restructurer sa dette.
Plus encore, les Etats africains ont parfois le sentiment que les ressources se libèrent plus facilement dans certains cas, à l’image de l’Ukraine, qui a disposé de près de 20 milliards de dollars de la part de la BM depuis le début de l’invasion russe.
Le FMI de son côté, a signé avec le gouvernement ukrainien fin mars un plan d’aide de 15,6 milliards de dollars, dans le cadre d’un plan plus large, impliquant notamment les pays du G7 et l’Union européenne (UE), pour un montant total de 115 milliards de dollars.
“Tout le monde admet qu’il est important d’aider financièrement l’Ukraine mais dans certains pays, il y a le sentiment que l’urgence est tout aussi importante chez eux sans qu’elle ne soit prise en compte de la même manière”, a déclaré aussi à l’AFP le représentant d’un pays africain, présent aux réunions.
En attendant, l’Afrique continue de connaître une situation économique difficile. Début octobre, la BM alertait sur le risque d’une “décennie perdue” pour le continent, alors que la croissance du PIB par habitant devrait être quasiment stable entre 2015 et 2025.
Le rapport régional pour l’Afrique sub-saharienne du FMI, publié vendredi, pointe lui une croissance d’à peine plus de 3% (3,3%) en 2023, pour la deuxième année consécutive, avant de remonter à 4% en 2024, alors que l’inflation reste supérieure à 10% dans une quinzaine de pays africains.
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PEKIN: La Chine a délivré vendredi la première certification au monde pour un taxi volant autonome électrique, a indiqué l’entreprise, signe d’un potentiel feu vert imminent pour l’exploitation commerciale de ces moteurs dans le pays.
Ce “certificat de type”, qui prouve la sécurité et la navigabilité d’un appareil, a été délivré à un aéronef de la start-up chinoise EHang, l’un des leaders mondiaux du secteur en plein boom de la mobilité aérienne urbaine.
C’est le premier eVTOL (“aéronef à décollage et atterrissage verticaux électrique”) au monde à obtenir un tel document, assure la compagnie, ce qui place la Chine comme une des nations aux avant-postes en la matière.
“L’Administration chinoise de l’aviation civile (CAAC) a délivré le certificat de type au système d’aéronef sans pilote EH216-S”, a indiqué l’institution dans un communiqué transmis à l’AFP par l’entreprise.
Ce document indique que l’engin « répond aux exigences de navigabilité » et « possède les capacités de sécurité pour des opérations habitées », c’est-à-dire avec des personnes à bord, précise la CAAC.
La demande d’un certificat de type est un processus long et coûteux, mais qui, une fois le document obtenu, ouvre grande la voie à une utilisation des aéronefs pour le grand public.
“Ce modèle va faire l’objet d’examens de qualification opérationnelle et sera probablement mis en exploitation commerciale après avoir satisfait aux exigences”, a précisé la CAAC.
Verra-t-on prochainement des passagers payants emprunter ces moteurs dans le ciel chinois ?
“Nous espérons devenir les premiers au monde, à court terme, à lancer l’exploitation commerciale d’eVTOL à pilote automatique”, a indiqué à l’AFP Hu Huazhi, le fondateur et PDG d’EHang.
Considérée comme un des leaders mondiaux de la mobilité aérienne urbaine, l’entreprise a été fondée en 2014 avant d’entrer en Bourse au Nasdaq en 2019. Elle est basée dans la métropole de Canton (sud de la Chine).