Coran brûlé en Suède: au Maroc, le défenseur des droits de l'homme Maâti Monjib se dit victime de harcèlement – RFI
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Au Maroc, l’historien et défenseur des droits de l’Homme, Maâti Monjib, se dit victime d’une campagne de diffamation et de harcèlement après l’autodafé d’un Coran en Suède.
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Le 28 juin, un ressortissant irakien avait brûlé des pages du livre devant une mosquée de Stockholm, entraînant des condamnations dans le monde. En réaction, le Maroc avait convoqué le chargé d’Affaires suédois dans le pays et rappelé son ambassadeur en Suède. Or, au Maroc, divers médias et autorités religieuses ont aussi affirmé que Maâti Monjib, déjà dans le collimateur de la justice, encourageait l’autodafé.
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Des affirmations que Maâti Monjib dément avec énergie au micro de Sébastien Nemeth, de la rédaction Afrique. « Dès ma première déclaration, je l’ai condamné fermement. Je l’ai traité, celui qui a [fait ça], l’Irakien extrémiste, je l’ai traité d’extrémiste trois fois, mais j’ai critiqué la rupture provisoire avec la Suède. C’est irresponsable de la part du gouvernement marocain. J’ai dit : c’est ridicule, parce que le gouvernement n’y est pour rien !
Et donc, ils disent que je suis pour l’autodafé du Coran. Et même, imaginez que le lendemain, trois personnes se sont présentées chez moi, qui disent que je suis sorti sans papiers… C’est la police politique qui veut me faire peur pour que je ne critique plus. Imaginez les citoyens, les croyants surtout, qui vont dire que ‘Maâti Monjib est pour l’autodafé du Coran’ ! C’est vraiment très grave !
Je condamne ces manipulations, et je dis que je résisterai au despotisme, à la répression, je défendrai toujours les journalistes qui sont en prison, et tous les intellectuels, et les jeunes qui sont en prison, je continuerai de m’exprimer quand je le peux, et le mensonge n’ira pas loin. »
Déjà emprisonné dans le passé, Maâti Monjib a été condamné pour atteinte à la sécurité de l’État. Jeudi, une nouvelle audience en appel de cette condamnation a été renvoyée au 21 septembre.
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