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Aziz Akhannouch entre les affaires et la politique – Maroc Hebdo

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La personne d’Aziz Akhannouch ne laisse pas l’opinion indifférente. Objet de critiques, de par son rôle de Chef de gouvernement, il existe tout de même d’autres facettes de lui.

Aziz Akhannouch est avant tout un homme de paradoxes. A l’image du puissant notable et d’homme politique omniprésent qu’il renvoie au grand public, s’oppose celle de l’homme affable et empathique comme le décrivent ceux qui le côtoient en privé. Philanthrope, il a une “véritable sensibilité sociale” nous révèlet- on. Il suffit d’ailleurs de demander aux populations d’Aïn Sebaa (où se trouve le siège du groupe Akwa) ou aux jeunes agadiris leur avis sur “ssi Aziz” pour s’en rendre compte. Proche de ses employés, sportif à ses heures perdues, il n’hésite pas à entrer en contact avec les populations locales qui vivent directement, ou indirectement, de son activité économique.

Projets de développement
Car dans son entourage direct l’homme a une image de self-made man malgré son statut d’héritier. Il refuse d’être vu comme un “fils à papa”, et ce depuis sa plus tendre jeunesse. Né en janvier 1961 à Aguerd Oudad, dans la province de Tiznit, devenu un fief familial, il fait ses études primaires et secondaires dans son village natal. Il s’envole ensuite au Canada où il décroche un Master en Business Administration (MBA), à l’université de Sherbrooke, au Québec, en 1986.

Afin de succéder efficacement à son père, Ahmed Oulhaj, il se confronte à la gestion d’entreprise durant un un stage à ELF, grande société pétrolière française. Une formation qu’il va compléter, à son retour au Maroc, comme directeur-adjoint de la société familiale Afriquia. Avant même de prendre définitivement les rênes de l’entreprise familiale, il commence déjà par innover. Il conçoit ainsi un plan de restructuration de l’activité familiale autour de quatre axes : le carburant, les lubrifiants, les fluides et le gaz. En plus de produire de la valeur pour l’entreprise fondée par son père, le jeune Akhannouch dispose d’une popularité grandissante auprès des employés qui n’hésitent pas à l’appuyer dans tous ses projets de développement.

Plusieurs employés délocalisent leur domicile afin d’accompagner les activités régionales d’Akwa. “Nous le faisions de bon coeur car nous étions convaincus de la pertinence de ses choix”, nous confesse ce cadre qui travaille dans l’entreprise dirigée jusqu’en 2021 par le chef de gouvernement. Cette popularité n’est pas anodine. Aziz Akhannouch bénéficie de l’aura d’un père, Ahmed Akhannouch, qui a marqué la région de son sceau de nationaliste et d’entrepreneur aguerri. Dans les années 1930, celui que l’on surnomme Ahmed Oulhaj émigre tour à tour à Agadir puis Casablanca pour développer un commerce de détail (H’ri) avant de se muer en semi-grossiste puis grossiste.


Ahmed Oulhaj, père de Aziz Akhannouch,
en discussion avec S.M. Mohammed V.

Formation partisane
Son engagement nationaliste lui coutera cependant sa liberté et son business. Après 5 années passées sous les geôles du protectorat (1950-1955), il arrive à rebondir à l’indépendance en se lançant dans la pêche et les hydrocarbures, embryons de l’empire que va créer son fils. Il acheta ainsi un bateau de pêche et reprit la distribution de produits énergétiques. En 1956, il avait à son actif deux stations services : une à Casablanca, l’autre à Agadir.

En 1995, au décès de son père et devenu seul maître à bord, Aziz Akhannouch est alors un jeune “rookie” mais fait partie des figures montantes du monde des affaires. L’héritage, à la fois économique et symbolique de son père, lui permet alors d’avoir une image positive auprès du Palais. Dès l’arrivée au pouvoir du Roi Mohammed VI, il devient l’image de la “nouvelle génération” portée par la volonté de changement du nouveau monarque.

Surtout, il se concentre sur sa terre natale, la région du Souss. L’entreprise Akhannouch transforme la région et celui-ci en devient logiquement le président en 2003. Il fait son baptême en politique nationale en 2007 après avoir été nommé ministre de l’Agriculture, sous les couleurs du Rassemblement national des indépendants (RNI), qui était alors membre de la coalition gouvernementale.

S’il fait sa rentrée en politique sur la pointe des pieds, il en deviendra un leader. Beaucoup étaient sceptiques sur sa potentielle réussite au sein même de sa formation partisane. “Son profil d’homme d’affaires plutôt timide et sans expérience politique faisait grincer des dents”, nous explique cet ancien membre du RNI.

L’homme est alors conscient de ses limites et des critiques en coulisses. Il en fera même un moteur. Il transforme le parti et en fait une machine de guerre politique qui arrivera, en octobre 2021, à décrocher la première place aux élections législatives, mettant un terme à deux mandats du Parti Justice et Développement (PJD). Devenu président le 29 octobre 2016 du parti, il se fixe comme objectif de faire passer sa formation d’un parti politique d’appui à celui de leader de la majorité. Réforme des instances, modernisation du fonctionnement, visages nouveaux, normes internationales, meetings à l’américaine, digitalisation… Aziz Akhannouch compense sa timidité naturelle par son volume de travail exceptionnel, et deviendra chef de gouvernement après seulement 5 ans de présidence du RNI.

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