Au Maroc, une réforme du code de la famille qui divise la société – Courrier international
Fin juillet 2022, à l’occasion de la fête du trône, le roi Mohammed VI a consacré une large part de son discours aux droits des femmes et appelé à une réforme du code de la famille pour instaurer plus d’égalité entre les femmes et les hommes. Mais le souverain, “commandeur des croyants”, doit manœuvrer avec une société marocaine conservatrice.
Ordonnée par le roi en personne à l’occasion de la fête du trône, le 30 juillet 2022, la réforme du code de la famille, appelé Moudawana, est portée par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, indique le site d’information marocain TelQuel.
Même si ses contours ne sont pas encore clairement définis, cette future réforme agite et divise déjà la sphère politique : les féministes souhaiteraient que la réforme fasse sauter les verrous d’une société conservatrice tandis que les islamistes, hermétiques à la question de l’égalité dans l’héritage, se succèdent dans les médias pour promouvoir leur position.
Selon les premiers éléments disponibles dans la presse marocaine, la réforme vise à l’abolition du mariage des mineurs, la reconnaissance des tests ADN, et peut-être même l’égalité dans l’héritage. Pour Abdelilah Benkirane, ancien chef du gouvernement et chef de file des islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD), il n’est pas question d’instaurer une
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